Aujourd’hui, le diabète est un problème majeur de santé publique. Cette maladie n’épargne personne, traverse les barrières de l’âge, les frontières des pays et prend des proportions alarmantes avec ½ milliard de personnes atteintes dans le Monde. Le diabète de type 2, la forme la plus répandue, « peut souvent être prévenu et remis dans certains cas », comme le précise le président de la fédération internationale du diabète (2017-2019), le professeur Cho. Maladie silencieuse et indolore, la prévention et l’attention de soi restent essentielles.

Notre organisme détient tout un système naturel de défense, de réparation et de prévention : les cellules souches de la moelle osseuse. Et si leur mobilisation naturelle était un allier à ces ‘prévention et rémission’ ?

Le diabète en chiffres ?

La 9e édition de l’« Atlas du diabète » de la fédération internationale du diabète a publié début d’année la mise à jour des chiffres mondiaux. Le diabète touche actuellement 463 millions de personnes (10,2% de la population) dans le Monde en 2019, face à 151 millions (4,6%) il y a 20 ans. Les projections ne tendent pas à la baisse puisqu’une augmentation de plus de 50% est prévue d’ici à 2045 (700 millions). Même si la France ne fait pas partie du top 10 des pays les plus touchés, quel que soit le type de diabète et l’âge, elle n’en est pas moins épargnée .

  • 3,48 millions d’adultes (20-79 ans)
  • 4,8% de la population française
  • 1 personne sur 13
  • 37,6% non diagnostiquées (ignorantes)

Le diabète : quèsaco ?

Le diabète est une pathologie chronique qui apparaît quand notre organisme n’a plus la capacité de produire de l’insuline (diabète de type 1, 10% des cas), ou bien n’en produit pas suffisamment ou encore lorsqu’il ne peut pas utiliser efficacement l’insuline qu’il produit (diabète de type 2, 90% des cas). L’insuline est une hormone essentielle sécrétée par le pancréas, qui va permettre, entre autres, au glucose (sucre) de quitter la circulation sanguine et d’atteindre les cellules de l’organisme pour les nourrir (énergie, carburant) afin de garder un taux de glucose (glycémie) constantes dans le sang. Ces deux formes de diabète sont les plus courantes avec le diabète développé durant la grossesse (diabète gestationnel). À savoir qu’il existe d’autres formes plus complexes et minoritaires dont nous ne parlerons pas ici.

Chez un diabétique, un manque d’insuline ou bien son inactivité va induire une augmentation du taux de sucre dans le sang (hyperglycémie). Cette hyperglycémie chronique et les variations glycémiques vont être à l’origine de nombreuses complications cardiovasculaires, neuronales, oculaires, rénales …

Symptômes types du diabète de type 1

  • Soif excessive Vision floue
  • Sensation contente de faim
  • Énurésie nocturne Manque d’énergie (asthénie)
  • Soudaine perte de poids
  • Miction fréquente

Le diabète de type 2 peut présenter des symptômes similaires à ceux du diabète de type 1, mais il est moins aigu et le patient est généralement asymptomatique jusqu’à l’apparition de complications chroniques. En cas de doute, n’hésitez pas à contacter votre médecin traitant qui vous prescrira les analyses de dépistages adéquates.

Cellules souches et diabète ?

Chaque jour, dans chaque organe, les cellules en fin de vie ou abîmée sont remplacées naturellement par d’autres cellules arrivant par la circulation sanguine, ce sont les cellules souches de la moelle osseuse. Elles ont la capacité de se transformer en tous types cellulaires (cardiaques, pulmonaires, vasculaires, digestives …) et constituent le système principal naturel de renouvellement et de réparation cellulaire.

Pour en savoir plus: Le rôle fondamental des cellules souches dans le corps

Le maintien en santé est assuré lors d’un parfait équilibre entre les systèmes de perte et de renouvellement cellulaire, en revanche lorsqu’un déséquilibre en faveur de la perte cellulaire a lieu dans ce cas là il y a apparition progressive de pathologies2.

Dans le diabète par exemple, une perte progressive des cellules du pancréas va induire une baisse de la production d’insuline et l’augmentation du sucre dans le sang. Si le nombre des cellules réparatrices est insuffisant pour aller réparer ces dommages, alors une hyperglycémie chronique va se mettre en place et c’est ce qui est observé au fur et à mesure de l’apparition et de la progression de la maladie3.

Dès les stades pré-diabétiques (hyperglycémie à jeun et intolérance au glucose), il a été observé un nombre plus faible de cellules souches en circulation comparée à des personnes non diabétiques. De plus, les personnes diabétiques ont en moyenne 2 fois moins de cellules souches en circulation que les personnes non diabétiques3. La progression de la maladie est corrélée avec le nombre de cellules souches. En effet, lorsque la maladie progresse et que l’hémoglobine glyquée augmente chez des diabétiques de type 2, le nombre de cellules souches en circulation est plus faible10. Plus le stade est avancé, où les complications vasculaires diabétiques sont accompagnées de lésions, plus le nombre de cellules souches est faible11.

La mobilisation des cellules souches constitue une nouvelle approche thérapeutique en cas de diabète. Lorsqu’on augmente le nombre de cellules en circulation par injection par exemple chez des diabétiques de type 1 et donc dépendants à l’insuline, il est démontré que les patients diabétiques restent indépendants à l’insuline 1 an après l’injection de cellules souches. Cela suggère que les cellules souches ont régénéré suffisamment le pancréas pour restaurer une production d’insuline suffisante pour réguler normalement la glycémie12. Chez des patients diabétiques de type 2, l’injection de cellules souches qui vise à augmenter le nombre de cellules souches en circulation est associée à une diminution de moitié de la dose d’insuline journalière, une amélioration de la sensibilité à l’insuline et une augmentation de la sécrétion d’insuline par le pancréas13.

Des méta-analyses, c’est-à-dire des analyses statistiques sur toutes les études cliniques effectuées sur les diabétiques de type 2 avec injection de cellules souches, ont démontré une diminution significative de l’hémoglobine glyquée et de l’hyperglycémie, les 2 marqueurs de diabète que les médecins suivent chez leurs patients14. On observe également une augmentation significative de la sécrétion d’insuline. La mobilisation des cellules souches constitue donc une nouvelle approche thérapeutique intéressante dans le cadre du diabète.

Pour en savoir plus : cellules souches et diabète une nouvelle-approche thérapeutique naturelle

Finalement, est-ce que ces cellules souches ne représenteraient pas un atout thérapeutique dans la prévention et l’accompagnement de la prise en charge des diabétiques en régénérant le pancréas pour restaurer la production et l’action de l’insuline ?
Comment stimuler la libération des cellules souches ?

Certains végétaux naturels comme les algues sont capables de mobiliser (libérer) les cellules souches de la moelle osseuse vers le sang, comme par exemple, lAFA (Aphanizomenon flos aquae), la spiruline (Arthrospira platensis) ou encore le wakamé (Undaria pinnatifida).

L’AFA est une algue bleue verte qui pousse naturellement sur le lac Klamath dans l’Oregon aux USA. L’écosystème particulier dans lequel elle se développe, lui apporte une composition unique en vitamines, minéraux, oligo-éléments, antioxydants … lui conférant une richesse nutritionnelle exceptionnelle . Une étude scientifique a bien démontré que la consommation d’un extrait d’AFA permettait la libération de 3 à 4 millions de cellules souches de la moelle osseuse supplémentaires dans le sang après 1h de consommation .

Pour en savoir plus : l’AFA: une algue bleue verte à la richesse nutritionnelle exceptionnelle

spiruline

La spiruline est également une algue bleue verte. Elle présente également un profil nutritionnel intéressant du fait de sa richesse en protéines, vitamines et oméga 3, acides gras polyinsaturés, acides aminés essentiels et micronutriments. Elle a, quant à elle, la capacité d’augmenter la quantité de molécules signal (envoyées par l’organe qui a besoin de réparation) afin de pouvoir libérer les cellules souches de la moelle osseuse vers l’organe initiateur pour le réparer.

Pour en savoir plus : les bénéfices de la spiruline

Le wakamé est connu pour son utilisation en cuisine japonaise, cette algue verte est appelée plus communément la fougère de la mer. À côté de son action immunostimulante, des extraits de Wakamé riches en fucoidan permettent de stimuler la libération des cellules souches de la moelle osseuse dans la circulation sanguine .

Quoi de neuf coté science ?

De nombreuses preuves scientifiques indiquent que les composés naturels, notamment antioxydants (fruits et légumes, plantes, vitamines, minéraux… ) permettent de limiter les complications du diabète et représentent de véritables compléments à la thérapeutique proposée aujourd’hui aux diabétiques7.

Du côté de l’AFA, son ingestion chez des rats diabétiques, a montré la capacité des cellules du pancréas à se régénérer et surtout à être fonctionnelles, permettant ainsi de mieux réguler les glycémies des animaux, avec une diminution de 50% de l’hyperglycémie à jeun8.

Encore plus intéressant, chez l’Homme, une étude a démontré que la consommation d’AFA durant 12 semaines tendait à diminuer la glycémie à jeun et à diminuer significativement l’hémoglobine glycquée (HbA1c), le marqueur d’un bon équilibre glycémique dans le sang, chez des patients diabétiques de type 29.

Ces algues, mobilisatrices naturelles de notre système de réparation et de de défense, ne seraient-elles pas un allié dans la prévention contre le diabète et l’amélioration des symptômes afin de pouvoir réparer au fil du temps les cellules vieillissantes ou défectueuses et ainsi préserver la fonction du pancréas ?

Sources

1. 9e édition Atlas IDF https://www.diabetesatlas.org/en/ 2. Drapeau C., Le pouvoir insoupçonné des cellules souches, 2010, Les Éditions de l’Homme. 3. Fadini et al. 2010, Time Course and Mechanisms of Circulating Progenitor Cell Reduction in the Natural History of Type 2 Diabetes, Diabetes Care 33:1097–1102 4. Pietri Anne Marie, 2011, L’aliment le plus complet de la planète, Éditions Lanore 10 Bozdag-Turan et al., 2011, Relation between the frequency of CD34+ bone marrow derived circulating progenitor cells and the number of diseased coronary arteries in patients with myocardial ischemia and diabetes, Cardiovascular Diabetology, 10:107-115 11 Dei Cas A. et al., 2011, Reduced circulating endothelial progenitor cell number in healthy young adult hyperinsulinemic men, Nutrition, Metabolism & Cardiovascular Diseases, 21:512-517 12 Voltarelli et al., 2007, Autologous nonmyeloablative hematopoietic stem cell transplantation in newly diagnosed type 1 diabetes mellitus, JAMA, 297:1568-1576 13 Bhansali et al., 2014, Efficacy and safety of autologous bone marrow derived stem cell transplantation in patients with type 2 diabetes mellitus: a randomized placebo controlled study, Cell Transplantation, 23:1075-1085 14 Wang et al., 2015, Clinical efficacy of autologous stem cell transplantation for the treatment of patients with type 2 diabetes mellitus: a meta-analysis, Cytotherapy, 17(7): 956-68 5. Jensen et al., 2007, Cardiovascular Revascularization Medicine 8 (2007) 189–202 6. Irhimeh et al. 2007, Exp Hematol, 35(6) :989-94. 7. Dal S and Sigrist S. 2016, Diseases 4,24. 8. Ismail et al. 2013 Int J Stem Cells 6(1) :1-11.